HandMade - Peuplé
Handmade présente Peuplé, avec Clotilde Payen Gabriela Aranguiz, Sandrine Furrer, Manipulation; et Cyril Hernandez, Tristan Macé, Ugo Boscain, musique; scénographie Matthieu Henriot, Film Boris Mélinand.
Handmade présente Peuplé, avec Clotilde Payen Gabriela Aranguiz, Sandrine Furrer, Manipulation; et Cyril Hernandez, Tristan Macé, Ugo Boscain, musique; scénographie Matthieu Henriot, Film Boris Mélinand.
J'ai eu le plaisir d'être investi au nom de La TRUC, par La Cité de la Musique, d'une mission de recherche sur les répertoires et pratiques de création liées au gamelan.
Cette recherche s'est terminé en novembre 2006. Elle m'a permis de redécouvrir la richesse de cette instrument et d'imaginer de grands potentiels de jeux et de compositions.
Nous préparons une suite à cette première étape.
Je mets à disposition quelques extraits de cette recherche, pour plus d'information, contactez nous:
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Ma rencontre avec Supanggah fut déterminante pour orienter mes recherches et mes réflexions.
A Paris au cours du mois de janvier j’ai eu le plaisir de rencontrer ce maître de la musique Indonésienne, j’ai pu lui poser quelques questions telles que :
Comment concevez-vous la musique pour gamelan, aujourd’hui ?
Comment et avec quelles méthodes composez-vous ?
Quels rapports existent-ils entre création et répertoires ?
Comment travaille un musicien, un compositeur ?
Quels sont les travaux marquant pour vous ?
Etc…
Il a répondu avec bienveillance et amusement à ces questions.
La création et l’interprétation du répertoire seraient à Java et en Indonésie une seule et même pratique musicale. Il n’y aurait pas selon Supanggah de pratique fermée sur l’une ou l’autre de ces notions. Supanggah parle d’un désir d’innovation et d’invention très répandu à Java et en Indonésie, les frottements et les rejets des plus vieux face aux innovations des plus jeunes sont très vite effacés, les anciens accueillant avec bienveillance les expériences les plus aventureuses. Le gamelan,la musique indonésienne et les Indonésien font « feu de tout bois ».
A mes questions sur les méthodes employées pour composer et créer sur le gamelan, Supanggah m’a fait part de son immense expérience, ainsi que des pratiques de ses amis musiciens Indonésiens.
Il aime concevoir de nouvelles rencontres et de nouvelles fusions. Sa connaissance des musiques et des musiciens Indonésiens l’ont amené à convier à de nombreuses reprises des instruments et des musiciens aux pratiques musicales différentes. Musicien javanais, sundanais, balinais etc…
Son expérience avec le metteur en scène Bob Wilson est emblématique de cette démarche. Travaillant sur une thématique ancestrale, Su panggah a tenté de concevoir une musique « d’avant », simplifiant les sonorités, l’harmonie. Il a fait concevoir des instruments répondant à cette pensée et il a convié des musiciens de l’ensemble de l’Indonésie pour travailler sur un minimalisme musical résonnant avec celui du metteur en scène.
Il est amené à jouer avec des ensembles à géométrie variable, sa musique s’adaptant à chaque ensemble. Il prépare une rencontre avec un chorégraphe Hollandais, prépare une tournée en Italie pour une ensemble jouant un répertoire traditionnel…
Il a insisté sur le caractère collectif des recherches musicales effectuées avec le Gamelan. La notion de compositeur isolé est alors remplacée par celle de groupe mu par un désir commun. Il a évoqué avec moi le rapprochement de cette pratique avec celle des musiciens traditionnels en général et des musiciens de jazz en particulier.
Voici une citation recueillie sur le site culturebase.net:
Perhaps ‘composer’ means something different in the West and in Java. Perhaps ‘composer’ isn’t the correct term for me. Because when I compose, I just give the musicians a stimulus. I don’t decide everything. The work I have done is the collaboration between me and my musicians (Rahayu Supanggah in: Marc Perlman 1994: 34)
L’écriture ne semble pas souvent utilisé par Supanggah, il lui préfère l’oralité, et l’adaptation aux différents contextes.
De notre échange, je retiens la grande tolérance de ce musicien face aux possibles qu’offre le gamelan. Une seule chose semble nécessaire, le désir.