qui sommes nous?

la truc

 Drôle de truc que ce machin imaginé par Cyril Hernandez. Plus qu'une compagnie, l'association La Truc est le socle de son travail. Une colline (truc, en gascon) où il aime à prendre de la hauteur pour concevoir ses projets multiformes associant musique, théâtre, danse, arts plastiques et arts numériques. Comme le héros d'Hector Malot, Cyril Hernandez est un sans famille. Nourri de l'enjeu de la musique contemporaine, il s'est néanmoins affranchi de tous les dogmes, de tous les codes académiques de la musique savante. Pour trouver un espace de liberté, un espace commun avec le public le plus large possible. Infatigable voyageur, il passe les frontières de tous les genres musicaux. Sans cesse à l'écoute du monde, il travaille directement avec les sons, les transforme, les recompose puis leur donner une dimension théâtrale, en tenant compte aussi du geste, du mouvement et de l'espace. Ses œuvres, et tout particulièrement ses installations multimédias interactives, suscitent la curiosité et l'étonnement du spectateur, créent des images poétiques et troublantes en rupture avec le quotidien, et réveillent des émotions parfois insoupçonnées. S'il compose pour la scène comme pour l'espace public, Cyril Hernandez privilégie l'expérience vivante de la représentation car, pour lui, la musique se voit autant qu'elle s'entend.

Cyril Hernandez s’entoure d’artistes et de techniciens talentueux. Citons par exemple : Caroline Baudouin (danse) ; Yves Rousseau, Yoshitake Expe, Ben Vedren, Marcos Suzano, Smadj, Alexandre Authelain, Élise Dabrowsky, Tristan Macé, Jean-François Piette, Yure Romao... (musique) ; David Buff, Cyrille Brissot (multimédia) ; Kim Lan Nguyen Thi (scénographie) ; Véronique Petit (mise en scène) , Antoine Challeil, Guillaume Ledun (vidéo), Emmanuel Labard (graphisme)...

La TRUC a tissé des partenariats avec notamment l’Abbaye de Noirlac, Lieux Publics, L’Abattoir de Chalon, le CCAM de Vandœuvre-lès-Nancy, La Muse en Circuit, La Villette et le 104 à Paris, l’Institut Français, le CNC, la Companhia Lia Rodrigues à Rio...

 

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cyril hernandez



Compositeur, improvisateur, multi-instrumentiste, performer, interprète, plasticien sonore…, Cyril Hernandez est tout cela à la fois mais à tous ces qualificatifs, il préfère celui de musicien.
Sans vanité artistique, ce qui lui importe, c’est la musique, celle qui l’accompagne au quotidien, qui alimente son regard sur le monde et anime ses rêves.
Il est directeur artistique de la compagnie La Truc, un « machin au féminin » ouvert aux artistes d’univers différents, touche-à-tout comme lui, prompts à créer des œuvres aux frontières des genres artistiques (cirque, danse, théâtre, marionnette). Des créations où le corps et l’espace sont mis en jeu.
En tant qu’interprète, il joue avec Pierre Boulez, Steve Reich, Martha Argerich et aussi avec Emilie Simon. Explorateur de formes et de sons, il s’évade volontiers des lieux de représentation classique pour investir l’espace public avec des performances et des installations originales. Dès 2006, apparaissent ainsi les premiers MobilaSons, que l’on découvre ensuite à l’Abbaye de Noirlac, à Bogota, à Rio ou au Carreau du Temple à Paris. Lauréat de la Villa Médicis hors les murs, il passe six mois au Brésil, entre 2007 et 2008, où il présente ses premiers ImaginaSons. En septembre 2009, il est invité à Salvador de Bahia, au PercPan, festival mondial de percussions, par Marcos Suzano, le plus célèbre percussionniste brésilien, qui le reconnaît comme l’un des musiciens les plus inventifs d’aujourd’hui. Autres destinations : le Mexique, le Paraguay, le Japon, et Cuba…
En 2019 avec le graphiste et designer Emmanuel Labard, il crée le spectacle Cosmophonies, l’installation Eclispes pour le château d’Oiron et avec le photographe Antoine Challeil les Portraits Cosmographiques. Cette même année, il compose les musiques de plusieurs programmes de Bloom la radio des enfants. En juin 2021 il lance sa Traversée de Paris et invite musiciens, danseurs, acrobates, vidéastes à le rejoindre au long de son parcours.
Il prépare pour 2022 son nouveau spectacle SUR TERRE, avec Yure Romao, comédien et musicien, le vidéaste Guillaume Ledun, le plasticien Cyril Pyrrhos et les danseuses Alexandra Damasse et Kaori Ito .
À chaque voyage, il découvre des rythmes et de nouvelles textures de son qui nourrissent aujourd’hui ses créations et ses projets. Parlez-lui d’avenir, il vous parlera d’envies, de rencontres, de voyages, des autres aussi, d’inattendu et d’inentendu, car la musique reste un terrain de jeu(x) à explorer.

Thierry Voisin.



Photo Seb Dessertaine

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Alexandra Damasse

Alexandra a rêvé d’une vie d’urgentiste dans des situations de crise humanitaire à l’autre bout du monde.
Finalement elle se jette sur les chemins de la danse contemporaine aux Ridc à paris de 2012 à 2015, depuis elle suit les enseignements de José cazeneuve et de peter goss qui font partie des endroits où elle se sent à la maison. Elle place au cœur de sa recherche aussi bien les pratiques somatiques du Body-mind centering et de la méthode Feldenkrais, qu’énergétiques de qi gong et yoga de l’énergie. En tant qu’interprète elle découvre les travaux de claire Jenny, nathalie pernette, xavier lot et Fabrice dugied lors de ses trois ans de formation. Elle travaillera ensuite auprès de patrizia lo Sciuto, olivier Bioret, Florence casanave, marion Sage, Jeanne dambreville et Florence lebailly, camille cau.
En 2017, dans un flux qui lui est familier, elle trouve un espace de confort et de plaisir évident, en rejoignant la cie K622 aux côtés de mié coquempot. Récemment, elle se joint aux joyeuses équipes de daniel larrieu, ashley Chen, Roméo Agid et Myriam Gourfink.
alexandra joue également à sa propre écriture quand cela lui chante. En 2015, elle crée a quoi tu joues ?, pièce pour l’espace public autour de la cour de récréation. En 2018, l’endroit d’un deux est une performance in situ créée pour le festival parallèle 37 à chefchaouen.Ses préoccupations de vie et de création s’attachent aujourd’hui essentiellement à la magie de la relation.
 
Par ailleurs, elle est délicieusement nourrie par ses rencontres avec différents types de public dans le cadre d’activités de transmission. 

Yure Romao

Yure Romao est musicien, compositeur et comédien résidant à paris depuis 2014. Formé à l’Ecole portable de choro à Rio de Janeiro, il a été finaliste du Festival National de la Chanson du Brésil en 2013, avec sa composition Tijolo Brasileiro. En 2009, il remporte le prix du premier concours Slam en français organisé au Brésil et participe à différentes groupes et performances autour de la poésie parlée dans les rues de Rio. Il débute son parcours théâtrale au Brésil, où il joue et met en scène deux pièces a saga dos seres et la gravité d’un corps noir.
amené en France par ses études en littérature et en théâtre, il entame
à Paris différentes collaborations. En 2015, il forme un duo avec le saxophoniste de jazz Robby marshall (USa) et il est directeur musicale et comédien dans le spectacle mort et vie Séverines de João cabral de melo neto, monté par la cie d’amau entre 2017 et 2018. l’année suivante, il joue au Festival d’avignon dans la pièce Kalakuta dream, de Koffi Kwahulé, où il interprète Fela Kuti. Actuellement, il est artiste associé à la programmation du Festival passages (metz, 2020-2021), sous la direction de Benoit Bradel et il joue dans la création théatrale BEnJa, produite par le Théatre de la ville, où il interprète la vie du premier artiste circacien noir du Brésil, Benjamin de oliveira.

 

emmanuel labard

Emmanuel Labard (né en 1971) est designer graphique, diplômé de l’École Municipale Supérieure des Arts et Techniques de la Ville de Paris (EMSAT) en 1994. L’étendue des champs d’application du graphisme l’amène à se concentrer plus particulièrement sur son utilisation dans l’espace. Il conçoit et réalise des projets graphiques pour des expositions, des musées ou des signalétiques, sur des thématiques liées à la culture, l’histoire, la mémoire, l’art et l’architecture, notamment pour le musée du Louvre, l’Institut du monde arabe, le Mémorial de la Shoah, le musée du Quai Branly, l’Unesco, le Centre des Monuments Nationaux... Il défend une esthétique minimalisme affirmée, et s’appuie sur un design rigoureux, une qualité de composition typographique, un traitement respectueux de l’image et un soin apporté à la qualité de la lecture.

Depuis 2011, il est associé au sein de l’Atelier Collectif, qui réunit en un même lieu des concepteurs-designers autour de projets de scénographie, design, graphisme, architecture d’intérieur, typographie, muséographie, photographie, multimédia, communication de projet, motion design, muséographie et installation numérique. Les évolutions des pratiques du design ayant rendu perméables les frontières entre les disciplines, les collaborations qui s’y développent permettent d’aborder les sujets sous un angle pluridisciplinaire, de proposer des formes et des usages pensés ensemble, en réponse à des problématiques globales.

Il intervient également sur des sujets de création numérique, d’interfaces tactiles ou d’installations interactives. Depuis 2013, il développe un travail de recherche qui associe musique, vidéo-mapping, art optique, et utilise la programmation et le code informatique comme des outils de création. À travers Work.In.Processing (W.I.P), une installation numérique interactive qui permet de générer de multiples combinaisons visuelles réagissant au son en temps réel, il explore l’interprétation de la courbe et de l’amplitude des fréquences sonores pour moduler la projection de formes géométriques minimalistes et en modifier l’aspect. Cette visualisation du son s’apparente à un véritable langage graphique, animé par les vibrations, les tonalités et les variations harmoniques. W.I.P s’inscrit dans une démarche de création d’outils numériques expérimentaux à possibilités multiples, orienté principalement vers la performance live ou les installations.

Il collabore régulièrement avec l’artiste-musicien Cyril Hernandez sur les projets de vidéo-mapping pour ImaginaSon (2014) puis Cosmophonie (depuis 2015), et réalise un travail d’écriture visuelle autour de la confrontation d’instruments de percussions et d’outils numériques, pour développer des environnements visuels et sonores immersifs.

caroline baudouin


Photo Guillaume Ledun

Après l’obtention d’un diplôme d’études Supérieures en danse contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Lyon en 1991, elle danse dans différentes compagnies européennes : en Belgique (Cie Veerle Bakelants,1993-94), en Allemagne(Cie Palindrome,1993-99) et en France.

Elle participe à des spectacles événementiels, pour les jeux Olympiques d’Albertville (chorégraphie, Philippe Découflé, en 1992), pour Les Inaccoutumés à la Ménagerie de Verre à Paris (chorégraphie, Boris Charmatz, en 2001). Elle danse avec Gang Peng (1997-98), la Cie Retouramont (danse verticale) en 2002, avec Dominique Brun (2005-06) pour Le faune, un film ou la fabrique de l’archive d’après l’œuvre de Nijinsky, avec Olivier Dubois pour Faune(s), spectacle présenté au festival d’Avignon 2008 et en tournée..

En 2009, elle participe au film Coco Chanel et Stravinsky de Jan Kounen, avec des extraits du Sacre du Printemps. En 2013-14, elle participe à la création du Sacre #2, d’aprés l’œuvre de Nijinsky, chorégraphié par Dominique Brun. Elle donne régulièrement des ateliers sur Le Sacre pour les lycéens préparant le Bac Danse ainsi que pour des compagnies professionnelles en France au Brésil au Paraguay...Elle obtient le diplôme d’état de Professeur de Danse Contemporaine en 1995. Depuis 2001, elle est professeur de danse contemporaine titulaire au Conservatoire du Val Maubuée, en région parisienne. En 2009, elle obtient le grade de professeur d’enseignement artisitique. Entre novembre 2007 et mars 2008, elle séjourne au Brésil à Rio et collabore avec plusieurs compagnies, notamment la compagnie de Lia Rodrigues comme pédagogue. Depuis, elle collabore très régulièrement avec cette compagnie pour des cours et des ateliers..