qui sommes nous?

emmanuel labard

Emmanuel Labard (né en 1971) est designer graphique, diplômé de l’École Municipale Supérieure des Arts et Techniques de la Ville de Paris (EMSAT) en 1994. L’étendue des champs d’application du graphisme l’amène à se concentrer plus particulièrement sur son utilisation dans l’espace. Il conçoit et réalise des projets graphiques pour des expositions, des musées ou des signalétiques, sur des thématiques liées à la culture, l’histoire, la mémoire, l’art et l’architecture, notamment pour le musée du Louvre, l’Institut du monde arabe, le Mémorial de la Shoah, le musée du Quai Branly, l’Unesco, le Centre des Monuments Nationaux... Il défend une esthétique minimalisme affirmée, et s’appuie sur un design rigoureux, une qualité de composition typographique, un traitement respectueux de l’image et un soin apporté à la qualité de la lecture.

Depuis 2011, il est associé au sein de l’Atelier Collectif, qui réunit en un même lieu des concepteurs-designers autour de projets de scénographie, design, graphisme, architecture d’intérieur, typographie, muséographie, photographie, multimédia, communication de projet, motion design, muséographie et installation numérique. Les évolutions des pratiques du design ayant rendu perméables les frontières entre les disciplines, les collaborations qui s’y développent permettent d’aborder les sujets sous un angle pluridisciplinaire, de proposer des formes et des usages pensés ensemble, en réponse à des problématiques globales.

Il intervient également sur des sujets de création numérique, d’interfaces tactiles ou d’installations interactives. Depuis 2013, il développe un travail de recherche qui associe musique, vidéo-mapping, art optique, et utilise la programmation et le code informatique comme des outils de création. À travers Work.In.Processing (W.I.P), une installation numérique interactive qui permet de générer de multiples combinaisons visuelles réagissant au son en temps réel, il explore l’interprétation de la courbe et de l’amplitude des fréquences sonores pour moduler la projection de formes géométriques minimalistes et en modifier l’aspect. Cette visualisation du son s’apparente à un véritable langage graphique, animé par les vibrations, les tonalités et les variations harmoniques. W.I.P s’inscrit dans une démarche de création d’outils numériques expérimentaux à possibilités multiples, orienté principalement vers la performance live ou les installations.

Il collabore régulièrement avec l’artiste-musicien Cyril Hernandez sur les projets de vidéo-mapping pour ImaginaSon (2014) puis Cosmophonie (depuis 2015), et réalise un travail d’écriture visuelle autour de la confrontation d’instruments de percussions et d’outils numériques, pour développer des environnements visuels et sonores immersifs.